“Aimons nous vivants”…

Jamais les paroles de cette chanson n’auront autant résonné en moi aujourd’hui…

Je suis encore dans l’énergie d’une expérience extraordinaire que j’ai vécu hier. Il y a un an en laissant vivre la femme sauvage qui est en moi, j’ai osé franchir une barrière de mes préjugés. Oui, j’ai osé, grâce à mon amie Hélène, aller me baigner nue dans la mer; ce fut une telle sensation de bien être que j’y ai pris gout découvrant avec elles plusieurs endroits où la nudité est autorisé, légalisée.

Avec le recul  je me dis que notre société marche sur la tête car depuis quand devons nous avoir une autorisation pour être connecté à ce qu’il y a de plus naturel, la nudité de nos corps. Je ne rentrerais pas dans ce débat car ce n’est pas l’objectif de mon article, cela soulève néanmoins les incohérences de notre monde !

L’an dernier, j’ai franchi une barrière, je reconnais que je n’étais pas tout à fait à l’aise par rapport au regard des autres, notamment celui des hommes. Les fois où je suis allée me baigner, la plage n’était pas bondée, ce qui m’a arrangé.

Un an après, c’est à mon tour d’accompagner une amie à la découverte de cette formidable sensation de se baigner nue; nous y sommes allées hier après midi. Les dieux étaient avec nous avec un magnifique soleil, une mer à la bonne température (cela fait plus de 2 mois qu’elle a chauffé avec le bel été que nous avons) et une vingtaine de personnes max sur la plage. La houle et le vent étaient aussi au rdv et nous n’avons eu qu’à nous laisser traverser par les rouleaux des vagues.

Quel bonheur de sentir la Terre respirant dans ces incessants mouvements de vagues,

Quel bonheur de sentir le soleil, le vent et l’eau sur le peau nue,

Quel bonheur de se sentir belle sans être gênée par le regard des autres,

Quel bonheur de se sentir vivante, complète,

Quel bonheur de respirer avec la Terre et la mer,

Quel bonheur de faire l’amour avec la mer (l’expression est empruntée à une chanson des années 80 et a pris tout son sens pour moi hier)…

C’est ce bonheur là que je voulais vous partager car en se reconnectant à notre nature profonde, à la Nature, c’est comme cela que nous nous sentons vivants. Quels que soient les événements de nos vies, rien ne pourra enlever l’essentiel,notre être.

Dans le Tarot, c’est l’arcane du Monde qui illustre pur moi cette notion; le personnage central est nu, un peu androgyne et est entouré par une mandorle. Cette mandorle représente le rayonnement de L’Être auquel nous sommes invités à nous reconnecter. Car en s’y reconnectant, toute la puissance intrinsèque de qui nous sommes rayonne naturellement. il n’y à rien à faire, il y a juste à Etre.